Harcèlement scolaire où les prémices de la perte de confiance en soi…

Harcèlement scolaire où les prémices de la perte de confiance en soi…

Le harcèlement scolaire

Durant de nombreuses années, le harcèlement scolaire a fait partie de mon quotidien. De petite fille très sociable et enjouée, je me suis enfermée dans une mélancolie et une peur des autres très handicapante. Ces traumatismes ont engendré des mécanismes de défense envers mes congénères. J’avais peur de m’exprimer, d’être pleinement qui j’étais et surtout du rejet. Cette peur justement, m’a poursuivi de nombreuses années. J’étais tellement effrayée à l’idée que les autres ne m’aiment pas, qu’ils me jugent négativement que je n’arrivais pas à être moi-même.

Je jouais des rôles constamment et en faisais des tonnes juste pour être appréciée. Etre victime de harcèlement scolaire m’avait transformé en une actrice émotionnellement instable. Je ne savais plus qui j’étais. Ce manque de naturel a bien évidemment été perçu par les personnes que je fréquentais. Ils n’arrivaient pas à cerner la personne que j’étais, ils étaient déstabilisés. Et c’est ainsi que je me suis donc retrouvée isolée pendant quelques temps, sans vraiment savoir d’où venait le problème. Dès qu’il s’agissait de rencontrer de nouvelles personnes, je reproduisais le même schéma et bien sûr je faisais chou blanc encore et encore. J’ai mis du temps à me rendre compte que le problème venait de moi et non des autres. Finalité, je vivais en continu ce que je redoutais le plus : le rejet. Les vestiges mentaux du harcèlement scolaire que j’avais vécu enfant, étaient encore bien présents à l’âge adulte

Plus on me rejetait et moins j’avais confiance en moi. Sans savoir comment agir, en ne comprenant pas pourquoi j’étais de nouveau victime des autres, encore et encore…

Il y a quelques années, j’ai pris la décision de ne plus jamais faire confiance aux autres. Je ne croyais plus aux relations sociales et encore moins en l’amitié.  Paradoxalement, j’ai toujours eu le sentiment d’être connectée au monde, et à l’être humain. Pour compenser ce manque des autres, j’ai passé beaucoup de temps en compagnie de mes proches, sans m’aventurer dans le monde extérieur. Je me contentais donc de cette vie, c’était confortable, sans risque, et facile. Jusqu’au jour où cette vie m’étouffait et me rendait malheureuse. J’avais besoin de voir ce que le monde avait à m’offrir et ce que je pouvais  lui offrir en retour. C’est pour cela que j’ai décidé de partir à l’étranger.

Je me suis décidée à profiter de la vie  et m’ouvrir aux autres. Cela a été bien plus facile que je ne l’aurais imaginé. Cette expérience a été un déclencheur et m’a amené à me poser des questions sur moi. J’ai beaucoup grandi au cours de ce voyage. J’ai trouvé des réponses aux questions que je me posais. Depuis longtemps, je n’avais jamais ressenti autant d’amour en dehors de mon cocon, et ça m’a fait un bien incroyable.  Cet amour venait des autres mais surtout de moi. Je m’acceptais enfin, j’étais heureuse.

 

Mais je n’avais pas tout réglé pour autant. Il m’a fallu du temps afin de mettre le doigt sur le point de départ de mon mal-être et d’entreprendre des actions plus poussées et enfin tourner la page de ces années douloureuses.

Pourquoi en parler est-ce important?

J’arrive aujourd’hui à m’exprimer sur le sujet sans avoir envie de pleurer toutes les larmes de mon corps. C’est à présent derrière moi. C’est pour cela que j’ai décidé de communiquer mon expérience avec le harcèlement scolaire.  Car il est encore aujourd’hui un véritable fléau et surtout parce que la plupart des enfants et ados qui en sont victimes, n’en parlent pas. Il contribue à de nombreuses dépressions, suicides et isolement chez les jeunes. Cela doit cesser! Depuis peu, les pouvoirs publics ont mis le doigt sur ce phénomène et c’est tant mieux. Infos sur ce lien.

Mais le travail est malheureusement d’autant plus colossal de nos jours avec l’avènement des réseaux sociaux. C’est pour cela que le plus important pour l’heure est d’en parler le plus possible afin d’éveiller les consciences et de ne plus en faire un tabou.

Je suis heureuse d’avoir partagé mon expérience avec vous et espère que cela pourra être utile. Je vous invite donc à me laisser vos commentaires et partager cet article afin de toucher un maximum de personnes pour enfin aider à faire évoluer les mentalités.

Et enfin, n’oubliez pas qu’il n’y a pas de petites actions. Car en réalité chacun peut arriver à son échelle à apporter de la valeur ajoutée à ce monde:) Je vous embrasse fort. GIGI.

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