Mon enfant est timide. Faut-il réagir?

Mon enfant est timide. Faut-il réagir?

Mon enfant est timide. Faut-il réagir?

Dans une cour d’école, ce qui nous saute aux yeux en premier plan c’est des enfants qui courent partout. Des cris, des rires et beaucoup d’agitation. Mais si l’on observe d’un peu plus près, on y voit un ou deux petits êtres seuls dans leur coin. Avec un livre à l’écart des autres adossés contre un arbre ou s’amusant de façon autonome.

Ce genre de scènes existent à travers le monde depuis que l’école existe.

Dans certaines contrées lointaines, en Asie par exemple, nous y verrons d’ailleurs bien plus de petits profitant de la pause en solitaire que de groupes de copains courant derrière un ballon ou jouer à Chat.

Mais en Occident, la sociabilité infantile est légion et preuve de bonne santé mentale.

Aux Etats-Unis par exemple, en règle générale, les enseignants signalent aux parents, tout comportement défini comme asocial. Les salles de classes sont elles-mêmes réorganisées en carré de 4 ou 5 tables afin que le travail de groupe soit mis en avant. Le travail collectif serait la meilleure des formations afin de développer le sens de la solidarité et du travail d’équipe pour les futures années en entreprise.

Impossible donc d’échapper à cette sur-sociabilité imposée par l’école. Mais comment vivent les petits timides et introvertis de l’école?

Difficile pour un enfant ne supportant pas le collectif à outrance de s’adapter. Mais la question qui préoccupe est : Doit-on s’inquiéter si notre enfant n’est pas sociable?

Il s’agit ici de d’abord évaluer le niveau de bonheur de votre enfant.

 

Est-il timide ou introverti?

Première des choses, si vous remarquez que votre enfant n’a pas beaucoup d’amis et à tendance à s’isoler lors des réunions de famille c’est qu’il est très certainement timide ou introverti.

Si vous sentez que cette situation lui pèse ou le fait souffrir, discutez-en avec lui avant d’en parler au corps enseignant ou autre. Posez-lui directement les questions qui vous turlupine. Par exemple : Est-ce que tu t’ennuies à la récré? Est-ce que tu aimerais jouer avec les autres? Est-ce que tu es triste d’être seul parfois?

Si les réponses sont négatives, alors inutile de s’inquiéter outre mesure : Votre enfant est simplement introverti et ce n’est pas une maladie, juste un tempérament et il est très fort probable qu’il se sente heureux comme il est. Inutile donc de le forcer à être différent, les dommages collatéraux qui peuvent en découler après seront très difficiles à réparer. Donc, on accepte son petit comme il est, même si la société estime qu’il n’est pas bon de ne pas être débordant de sociabilité.

 

Comment l’accompagner?

Si en revanche il vit mal cette situation, c’est qu’il souffre de timidité et qu’il a peur du rejet ou l’a déjà expérimenté. Dans ce cas, les discussions doivent s’approfondir afin de savoir s’il a déjà vécu des situations douloureuses par rapport à ça.

A partir de là, il est peut-être judicieux d’en discuter d’abord avec la maîtresse afin qu’elle aide votre enfant à être intégré aux autres. Il n’est pas nécessaire de passer par la case psy de suite. Attendez de voir si au fil des semaines, la situation s’améliore.

D’autres solutions peuvent être tentées, comme les activités collectives. Le théâtre est une excellente activité pour l’expression personnelle et la sociabilité. Mais peu importe, en réalité c’est à l’enfant de choisir l’activité qui lui convienne et qui le fera sortir de sa coquille.

Si rien n’évolue malgré la bonne volonté du professeur et de la vôtre, vous pouvez envisager de consulter un spécialiste. Mais surtout ne dramatisez pas la situation, votre enfant ne doit en aucun cas ressentir votre inquiétude ou une quelconque culpabilité.

Prenez le temps de trouver un professionnel qui mettra votre enfant en confiance, car comme nous autres adultes, le feeling est très important. Il se peut que vous soyez sous le charme d’un super psy, si votre enfant ne le sent pas… Cherchez-en un autre.

Le but de ces démarches est avant tout d’aider son enfant à gagner en confiance en lui. N’hésitez pas à l’encourager lorsqu’il accomplit des petites choses sans pour autant entrer dans l’excès. Un bon moyen de l’aider à être à l’aise avec les autres est de l’incorporer à vos dîners ou réunions de famille. Il est important qu’il ne se sente pas à l’écart et qu’il ait sa place dans le monde des adultes.

N’hésitez pas également à vous rapprocher d’autres parents pour créer des liens et switcher les invitations, au parc, aux anniversaires, aux sorties etc…

Et après?

Après avoir mis ces actions en place, laissez-le évoluer par lui-même. Vaincre sa timidité ne se fait pas du jour au lendemain. Il est possible qu’un changement conséquent se produise en plusieurs mois voire années. Ne vous mettez pas de pression supplémentaire. Les choses se feront par elles-mêmes.

Il n’est pas toujours évident pour un parent de prendre du recul sur son enfant. Il n’existe pas de parent parfait. Mais le plus important est de maintenir un dialogue afin qu’il se sente épaulé quoi qu’il arrive.

 

J’espère que cet article vous aura aidé à appréhender un peu mieux cette situation. N’hésitez pas à me laisser vos commentaires sur ce sujet. Les conseils prodigués dans cet article ont été développé à partir de lectures sur le sujet. Notamment de l’ouvrage de Susan Cain, La force des discrets, que vous pouvez retrouver sur mon article précédent.

A très bientôt. GIGI

 

 

 

 

 

 

 

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