Oser se lancer ? Trop difficile ? Pourquoi ?
Être timide dans ce monde d’extravertis n’est pas chose aisée. Oser franchir les obstacles et se lancer peut, a priori, être difficile.
La confiance en soi n’étant pas toujours au beau fixe, cela amène à une remise en question bien régulière.
Mais en réalité, le timide a en sa possession des ressources insoupçonnées qu’il garde bien secrètement.
Quelles sont-elles ? Comment peut-il s’en servir pour se lancer dans l’arène et réaliser ses rêves ? Quels sont les avantages à être timide lorsqu’on veut oser se lancer dans un projet ?
Lisez cet article et vous n’aurez plus d’excuses à ne pas faire le grand plongeon.
La psychologie du timide
Connaissez-vous le point commun entre Rosa Parks, Martin Luther King, Moïse, Johnny Rotten, Marion Cotillard et Johnny Depp ?
Toutes ces superstars dans leur domaine sont (ou ont été) de grands timides. Ils n’en laissent rien paraître et pourtant, dans leur fond intérieur, ils redoutent eux aussi le regard des autres, ont peur de mal faire et de se sentir jugés négativement.
Car oui, même si le timide conserve ses “vieux démons” bien cachés, il n’en reste pas moins un être qui a de l’ambition et des projets à revendre.
Même si la peur de mal faire et de se voir coller une étiquette peut être forte à certains moments, leur conviction profonde est plus forte.
Le timide n’a pas besoin des autres pour faire mûrir son projet : il peut réfléchir seul dans son coin et mettre au point diverses stratégies pour le réaliser.
De plus, il ne perd pas de temps dans des relations stériles énergivores : il préfère se concentrer sur ce qui a de la valeur et sélectionne ses amis avec soin.
Il a le luxe de disposer de son précieux temps pour concrétiser ce qui lui tient à cœur.
La solitude, il en a l’habitude. C’est donc seul qu’il arrive à se motiver et trouver les ressources nécessaires à la réalisation de son projet.
Bien que le timide soit timide, il n’est pas en reste pour trouver l’inspiration qui lui donnera le courage et l’énergie d’oser se lancer.
Nous vous invitons à lire notre article sur
Les mythes du timide qui vous donnera des arguments complémentaires sur ce sujet.
Et si votre difficulté se manifeste surtout en groupe ou lors d’évènements sociaux, lisez aussi : Être timide en société.
Le bon moment pour oser se lancer
Se poser la question du quand est inévitable. Le timide étant en général un sacré perfectionniste, le temps passé à maturer son projet peut prendre un peu plus de temps qu’il ne devrait.
La peur de “mal faire” étant ancrée en lui, il se donne toutes les raisons pour reculer son grand saut.
Voilà bel et bien le plus grand ennemi du timide, qui ne devrait jamais oublier cet adage : “Le mieux est l’ennemi du bien.”
Bien qu’il soit difficile d’avoir un recul clair sur soi, le manque de confiance a un rôle déterminant dans la mise en œuvre du projet.
Pas assez travaillé, trop flou, peu fiable… Malgré ses grandes qualités, le timide sera toujours le premier à se dévaloriser et, de surcroît, son travail aussi.
Les signes que c’est le bon moment pour oser se lancer
- Vous avez atteint la plupart des objectifs réalisables que vous vous êtes fixés.
- Vous restez bloqué(e) sur un détail : vous le tournez dans tous les sens sans avoir l’impression d’avancer.
- Régulièrement, vous vous trouvez des excuses pour faire le grand saut.
- Vous continuez à récolter encore et encore des avis extérieurs.
- Lorsque vous surprenez une conversation en rapport avec votre sujet, vous avez réponse à tout : vous maîtrisez votre domaine d’expertise 🙂
Pourquoi oser se lancer
Que ce soit dans le monde de l’entrepreneuriat ou d’un projet qui vous tienne à cœur, oser se lancer est effrayant.
Surtout la première fois. Et pas seulement lorsqu’on est timide.
La peur de l’échec plane au-dessus de votre tête et vous freine à vivre vos rêves. J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous :
La bonne : la peur de l’échec est normale.
La mauvaise : elle est justifiée.
Car oui, échouer peut faire partie d’un processus et le risque zéro n’existe pas.
Mais la meilleure question à se poser lorsqu’on souhaite se lancer est la suivante :
Ai-je autant peur d’échouer que de regretter de ne pas l’avoir fait ?
Si le curseur se place plus haut dans les regrets, alors ne perdez pas de temps : allez-y ! Mettez tout à profit pour enfin oser vous lancer.
Le temps peut autant être votre ami que votre ennemi : sachez donc le mettre de votre côté.
Et puis rassurez-vous : si vous avez réussi à vivre et vous en sortir dans cette jungle urbaine, vous aurez largement les ressources pour rebondir en cas d’échec.
Ce qui amène à se poser une autre question : pourquoi avons-nous si peur d’oser affronter l’échec ?
La peur de l’échec
Pour certains, la peur de l’échec est rédhibitoire, voire paralysante. Il y a eu, il y a et il y aura toujours des personnes au grand talent qui n’oseront jamais franchir le pas à cause de la peur d’échouer.
C’est dommage, certes, mais cela vous laisse plus d’opportunités à vous d’émerger parmi la masse.
Le tout est de dompter cette peur. Comment ? En aimant l’échec justement !
Pour vous mettre dans la psychologie de l’entrepreneur inarrêtable, repensez à tous les films inspirants que vous avez vus au cours de votre vie : présentation du héros, quête (obstacles, défis, échecs), puis réalisation.
Positionnez-vous en héros de votre film, de votre vie. Appréhendez les obstacles comme des cadeaux que la vie vous fait pour vous faire progresser.
Accepter l’échec comme une force fait toute la différence.
Alors, même si la réussite au premier coup est loin d’être garantie, souvenez-vous toujours que : le chemin est plus important que la destination.
Les avantages à oser se lancer quand on est timide
Oser se lancer reste difficile pour la plupart des gens. Pas uniquement lorsqu’on est timide.Même si sur le papier les difficultés restent les mêmes, le timide sera confronté à plus de “crises de confiance” que les autres.
Mais en contrepartie, les bénéfices seront eux aussi bien plus nombreux.
On le sait : réussir à atteindre un objectif procure de la confiance et de la satisfaction personnelle. Pour le timide, cette confiance sera accueillie à bras ouverts.
Oser se lancer lui donnera des ailes et le sentiment qu’il peut gravir des montagnes.
Comme souligné plus haut, le timide n’a pas besoin d’être en groupe et sur-stimulé pour travailler efficacement.
Les douleurs et frustrations engendrées au cours de sa vie peuvent se transformer en énergie de progression.
L’économie de temps réalisée en évitant l’oisiveté sociale inutile lui sert à s’investir à fond dans ce qui lui tient à cœur.
Bien qu’il ait besoin d’avis extérieurs positifs pour se sentir légitime, son feu intérieur s’éteint rarement.
Voilà pourquoi, entre autres, le timide représente le Spartacus des projets.
Passer à l’action (sans se brusquer)
Oser se lancer ne veut pas dire “faire un grand saut” du jour au lendemain. Pour un timide, le plus efficace est souvent de choisir une action petite, claire et répétable.
- En réunion : intervenir 10 secondes sur un point simple (et recommencer). Voir : Avoir confiance en réunion.
- En public : s’entraîner à dire 1 phrase devant 2 personnes, puis 4, puis 8. Voir : Parler en public quand on est timide.
- En société : viser “1 micro-contact” (bonjour + regard + une question). Voir : Être timide en société.
Conclusion
Bien que le timide parte a priori avec un handicap, cela ne reste qu’hypothétique.
Sa force intérieure et sa capacité à travailler en profondeur le placent souvent parmi ceux qui réussissent durablement.
Sa difficulté principale reste la recherche de perfection, qui peut le freiner… mais qui peut aussi devenir un moteur si vous la transformez en progression régulière.
Rappelez-vous : si votre curseur “Regrets” est plus haut que celui de la “Peur”, vous savez ce qu’il vous reste à faire 🙂
FAQ
Quel petit défi faire aujourd’hui quand on est timide ?
Choisissez un défi “micro” (moins de 2 minutes) : dire bonjour en regardant dans les yeux, poser une question courte, faire un compliment simple, ou intervenir 1 fois (même brièvement) en réunion. L’objectif n’est pas d’être parfait(e), mais de répéter.
Pour une version “travail”, vous pouvez vous aider de cet article : Avoir confiance en réunion.
Et si je bloque quand je dois parler devant plusieurs personnes ?
C’est très fréquent : le corps se met en alerte et la pensée part en “anticipation catastrophe”.
Commencez par des mini-prises de parole (1 phrase), puis augmentez progressivement.
Guide utile : Parler en public quand on est timide.
Comment savoir si c’est de la timidité ou de l’anxiété sociale ?
La timidité peut être ponctuelle et liée à certains contextes, tandis que l’anxiété sociale implique souvent un évitement plus fort et une peur persistante du jugement.
Pour vous situer facilement, vous pouvez faire un test rapide : Questionnaire de timidité sociale (SIQ) ou Watson & Friend (anxiété sociale).
Dois-je faire un test avant de me lancer ?
Ce n’est pas obligatoire, mais c’est très utile pour avoir un point de départ, mesurer vos progrès, et choisir les bons exercices.
Vous pouvez retrouver les tests ici : tous les tests.
Et pour travailler l’affirmation de soi (souvent liée au passage à l’action), vous pouvez aussi faire le test de Rathus : Test de Rathus.