Mal dans sa peau? Et si le système digestif était en cause?

Mal dans sa peau? Et si le système digestif était en cause?

Plus on avance dans le temps, plus les études démontrent qu’il y a une corrélation entre notre système digestif et nombre de nos maux actuels.

Nous avons eu écho, il y a quelques années, que le ventre était même notre deuxième cerveau. Mais qu’est-ce que cela veut dire?

 

Le ventre, notre deuxième cerveau

 

Doté de plus de neurones que notre cerveau du haut (200 Millions), le système digestif n’agit pas seulement sur notre digestion mais sur bien plus d’aspects que l’on imagine…

Loin de travailler isolément, nos deux cerveaux sont en connexion direct entre eux.

Lorsque l’un ne va pas bien, l’autre non plus. De récentes recherches ont démontrées qu’il y aurait un lien entre plusieurs maladies neuro-dégénératives et le système digestif, comme la maladie de Parkinson.

En gros, si la flore intestinale n’est pas dans sa forme optimale et ne sécrète pas assez de sérotonine ( comme dans le cerveau 1) , il y a des risques de dérèglement qui peuvent déboucher sur une maladie chronique ou bien neuro-dégénérative.

Ce qui est à l’origine d’une flore intestinale affaiblie

 

Normalement, nous devrions être dotés d’un microbiote ultra résistant dès la naissance de part l’accouchement par voie basse. Mais certaines complications comme la césarienne, peuvent limiter le don d’un microbiote résistant. Cela peut engendrer un affaiblissement du système immunitaire et de la flore intestinale à l’âge adulte.

Mais d’autres facteurs peuvent être à l’origine de cette flore intestinale faible…

L’alimentation

 

 

Cela semble logique, mais l’alimentation reste l’un des premiers facteurs de déséquilibre digestif et gastrique. En partant du principe que nous devrions adopter un régime alimentaire essentiellement “vivant” soit, riche en végétaux et non transformé, nous avons vite fait le constat que nous n’avons pas notre quota. La vie moderne du 21ème siècle nous incite à consommer des aliments industriels et de faible qualité nutritionnelle.

Quoi qu’on en dise, une surconsommation de gluten est l’un des facteurs responsable des différents problèmes digestifs courants. On constate par exemple qu’il y a des gênes similaires aux personnes atteintes de maladie de Coelliaque ( intolérance au gluten ) et les personnes atteintes de maladie de Crohn.

Autre fait conséquent, les populations vivant en zone en développement comme l’Asie ou l’Afrique présente un taux très faible de maladies digestives chroniques. Nous pouvons donc aisément l’attribuer à la faible industrialisation de la nourriture consommée.

Mais nous ne sommes pas tous égaux face à la nature. Certaines personnes seront faiblement touchées par une alimentation “moderne” et d’autre, y seront très sensibles. Un déséquilibre se crée et se manifeste sous différentes formes : mal de tête récurrent, acné, problèmes digestifs…

La solution : 

Pour palier à cela, il faut revoir notre alimentation en douceur. Inutile de partir une fois de plus dans un état de culpabilité latent. Commençons simplement et progressivement,  intégrons des aliments frais et non-transformés, aka : les fruits et légumes, de préférence bio.

Ralentir la consommation de gluten.

Y aller petit à petit est la clé d’un réel changement. Premièrement, il faut se laisser le temps d’intégrer de nouvelles habitudes alimentaires et d’y prendre goût. Deuxièmement, il ne faut pas brusquer son système digestif avec un changement trop brusque, qui risquerait d’épuiser le corps et le dérégler d’avantage.

 

Les chocs émotionnels

 

 

Le sujet est peu abordé, mais les différents traumatismes auxquels nous pouvons être confrontés au cours de notre vie, peuvent être responsables de problèmes digestifs chroniques ou ponctuels.

 

On ne peut évidemment pas contrôler ce qui n’est pas de notre fait. Mais on peut arriver à gérer ses émotions avec un peu de travail. A ce jour, nous n’avons rien trouvé de plus efficace afin de palier aux maladies chroniques que la gestion des émotions.

La solution : 

Différentes options sont possibles pour apaiser voire soigner la chronicité de la maladie ou des symptômes.

  1. La méditation
  2. Les exercices de respiration
  3. L’hypnose
  4. Le Yoga

Le stress

Le stress est l’un des facteurs les plus courants dans la responsabilité des désagréments digestifs. Il incarne le parfait exemple de la corrélation ventre-cerveau. Lorsque nous sommes stressés, nous sécrétons du Cortisol qui est l’hormone du stress.

A l’origine, le Cortisol permet de produire de l’Adrénaline qui est utile lors d’une situation de danger et permet de se mettre en condition de fuite.

Le Cortisol mobilise toute l’énergie du corps pour la diffuser dans certaines partie comme les jambes pour s’adapter au mode fuite donc.

En attendant, les fonctions du corps non utiles à cette fuite sont ralenties, comme le système digestif.

Mais aujourd’hui, au 21ème siècle, nous sécrétons à tort cette hormone en excès. Non pas pour s’adapter à un réel danger mais pour ne pas arriver en retard au travail par exemple… A méditer…

Le cortisol agit donc sur notre cerveau mais également sur notre système digestif. Plus nous stressons plus nous laissons notre système digestif entre parenthèses et à force il n’aime pas ça, car cela n’est pas naturel. Alors il nous le fait payer.

La solution : 

Faire un réel travail sur soi est indispensable pour palier à ce stress chronique, appelé récemment Le nouveau mal du siècle.

Pour cela, comme pour les chocs émotionnels, plusieurs solutions s’offrent à vous.

  1. Le sport
  2. La méditation
  3. Les loisirs créatifs
  4. La respiration
  5. L’Aromathérapie
  6. L’Homéopathie
  7. La réflexologie
  8. Les massages
  9. La PNL (Programmation Neuro Linguistique)

 

Le ventre responsable du mal-être?

 

Maintenant, imaginons un scénario différent.

Vous n’êtes pas quelqu’un de stressé ou d’anxieux, et vous allez globalement bien. Un jour, vous tombez malade. Le médecin vous prescrit des antibiotiques, vous prenez votre traitement et vous êtes guéri.

Seulement , depuis, vous vous sentez un peu plus fatigué, moins enthousiaste et un peu morose.

Vous ressentez depuis peu des désagréments gastriques, comme des ballonnements et des difficultés à aller à la selle par exemple.

Ces désagréments perdurent et vous vous sentez de moins en moins bien. Déprimé ou alors mal dans votre peau, vous n’arrivez pas à expliquer votre état. Vous souffrez peut-être d’une prolifération bactérienne intestinale qui peut causer l’Hyperméabilité intestinale ou un affaiblissement du système immunitaire causant une inflammation de l’intestin.

 

L’Hyperméabilité intestinale

L’intestin grêle a une fonction protectrice qui de par sa paroi, filtre l’entrée aux molécules indésirables, comme certaines bactéries.

Mais lorsque l’étanchéité de l’intestin grêle est défaillante, des mauvaises bactéries peuvent franchir la barrière intestinale.

Cette dysfonctionnalité peut conduire à diverses maladies chroniques, comme la maladie de Crohn ou le syndrome du colon irritable.

 

L’inflammation de l’intestin

Le système immunitaire est activé, entre autre, par des molécules, les cytokines, qui agissent directement sur le cerveau.

Les cytokines sont des molécules messagères qui régulent la réponse inflammatoire. Selon plusieurs études scientifiques, elles sont susceptibles d’être impliquées dans l’ensemble des symptômes de la dépression.*( CF source)

La flore intestinale, affaiblie, ne fonctionnant pas correctement, les cytokines pénètrent dans le corps pour l’envahir.

Lors d’une inflammation d’autres molécules, les TNF-Alpha (élément majeur chez les personnes atteintes de la maladie de Crohn) produites aussi par le système immunitaire se développent en pagaille.

De plus, lors d’une réponse inflammatoire la suractivation de TNF-Alpha conduit à une élévation chronique du niveau de cytokines dans le cerveau.* (Cf source)

La dépression et les dérèglements émotionnels  seraient donc liés à une surproduction de cytokines .

De récents essais scientifiques ont démontré que l’administration de cytokines sur un cobaye sain provoquait un état dépressif, qui cessait lors de l’arrêt de la prise.

Conclusion :

 

On ne peut plus nier la synchronicité entre le cerveau et le système digestif. Lorsque l’un déraille, l’autre aussi. Cette corrélation soulève encore de nombreuses interrogations, mais les réponses que l’on a déjà sont significatives. Maintenant que s’offrent à nous ces éléments de réponses, il n’incombe qu’à nous de prendre nos responsabilités face aux maux de la vie moderne occidentale.

Prendre soin de son système digestif pour protéger son cerveau et prendre soin de son cerveau pour protéger son système digestif. 

 

Comment agir?

Consulter un professionnel

Faire une confiance aveugle au corps médical est selon moi une erreur. Il est impératif de pas perdre de vue que les médecins sont des êtres humains, comme nous, et qu’ils peuvent se tromper dans leur diagnostic.

Il est nécessaire d’apprendre à connaitre son corps et de bien s’analyser pour avoir les mots justes lors d’une consultation. Il est indispensable de consulter plusieurs praticiens avant de se faire un avis en plus de vos recherches annexes.

Vous avez également le choix d’opter pour une approche plus naturelle en consultant un naturopathe.

Prendre des mesures adaptées à soi

Apprendre à se connaître est la base de toute guérison. Après une introspection prolongée, il est temps d’adopter des solutions alternatives et saines afin de trouver enfin un apaisement. (Voire mon article sur le rituel matinal pour des idées bien-être)

Il vous ait proposé des exemples plus haut dans l’article, mais d’autres possibilités existent. Cherchez-les jusqu’à trouver celles qui vous conviennent le mieux. Le plus important est de se sentir en accord avec ses propres choix. Nous sommes tous différents, une solution sera efficace sur votre voisin mais pas sur vous, et vice versa. Prendre la responsabilité de son corps est le premier pas vers l’indépendance et surtout la délivrance.

 

J’espère que cet article vous a plu et aidé d’une quelconque manière. N’hésitez pas à laisser votre commentaire en dessous.

A très bientôt.

Jasmine

 

Différentes sources qui m’ont aidé à l’écriture de cet article :

htthttps://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3388477/

ps://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1434204/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_de_Crohn

https://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=tube-digestif-role-dans-emergence-maladies-p4

https://www.thierrysouccar.com/sante/info/quand-lintestin-devient-une-passoire-841

La dépression, une maladie inflammatoire ?

 

 

 

 

 

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